Enfants-phares
- Karine Ulcoq
- 26 mai 2024
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 oct. 2024
Aujourd’hui, on célébrait la fête des Mères.
Certains diront que c’est une fête commerciale, que c’est tous les jours que l’on devrait célébrer nos mères, « comme la Saint-Valentin ».
D’autres en profiteront pour dire ces mots que l’on n’ose jamais dire à nos mamans, ou à d’autres mamans, ces mots qui viennent du cœur, timides mais tellement vrais.
D’autres encore posteront sur les réseaux des photos de ces attentions reçues au réveil, cheveux en bataille mais comblées et remplies de gratitude.
Certaines auront attendu avec hâte ce jour spécial où enfin, durant quelques heures, elles seront chouchoutées, traitées avec soin et délicatesse car « une maman, ça doit se reposer » (1 fois par an, mais tout de même).
Pour d’autres, ce sera le seul jour autorisé pour faire des câlins et même des bisous (volés évidemment) aux préados, ceux-là même qui tendent l’arrière de leur tête lorsqu’on leur dit « bonne nuit ». Le jour de la fête des Mères, ce sera la joue (et sans grogner), c’est quand même un événement.
Pour d’autres encore, ce sera le jour des parures, celui où le cou, les oreilles et les poignets abriteront des bijoux qui formeront un arc-en-ciel vif et brillant, dont la seule règle pour les codes couleur est qu’il n’y en a pas.
Enfin, pour d’autres, la fête des Mères sera ce moment qui rappellera encore plus cruellement la perte ou l’absence et toute la souffrance qui s’y rattache.
Dans tous les cas, ce sera un jour où l’émotion primera, où les larmes seront de joie comme de peine, où les attentes seront grandes, où les espoirs d’avoir « LA journée idéale » seront fous, où les cœurs seront gonflés ou vides, ou les deux en même temps …
La fête des Mères, pour moi, aujourd’hui, un an après la précédente, c’est surtout ce jour où j’ai envie de célébrer la raison même qui nous permet d'être fêtée : nos enfants.
C’est devant leur immense et inspirante résilience que j’ai envie aujourd'hui de m’incliner.
A leur confiance aveugle, leur force et la vie qu’ils mettent dans chacune de nos cellules, souvent avec fracas, parfois avec douceur, toujours avec amour.
A tous ces enfants qui, dans nos chaos, nous montrent le chemin, qui, malgré leurs propres cyclones, trouvent la force de nous guider, à tâtons, avec comme seul repère leurs petites jambes qui jamais ne s’endorment.
A tous ces « Maman !! » qui nous poussent à nous lever chaque matin, même ceux où nos genoux, fatigués, tremblent et fléchissent.
A ces sourires, ces yeux, ces joues, ces petites mains, ces colères, ces tristesses, ces chagrins, ces cris, ces joies, ces peines, ces abandons, ces envies de tout lâcher, ces « j’en peux plus », ces « j’en ai marre », ces « je n’y arriverai pas », ces envies de devenir épave, mais grâce à eux, rester debout malgré tout et devenir rempart, garde-fou, jusqu’au bout …
A tous nos enfants-phares,
Merci de faire de nous, dans la tempête,
Des mamans-courage.
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